« Si l’amour évite de se compromettre dans l’action, la violence ne tardera pas à envahir le conflit et à le pervertir en un processus de mort. Face à l’injustice, l’amour provoque les hommes à créer le conflit, et à mobiliser toutes leurs ressources afin d’imaginer une solution qui ne doive rien aux méthodes de la violence meurtrière.
L’homme ne saurait se convaincre de l’amour de Dieu et de sa puissance et faire confiance sans réserves à sa bonté miséricordieuse de telle sorte qu’il attende de lui qu’il intervienne dans les affaires de ce monde pour conjurer les forces de l’injustice et de la violence. L’homme ne saurait démissionner de ses responsabilités pour laisser à Dieu le soin de construire la justice et la paix. Faut-il le redire ? Dieu ne peut rien sans l’homme. Dieu n’agit pas dans l’histoire qu’il a confiée à la gouvernance de l’homme.
La "révolution chrétienne" sera l’œuvre de l’homme ou ne sera pas. »
Jean-Maire Muller, Désarmer les Dieux (cité in TC n°3380)

















